08/11/2018

5G : des Risques inconsidérés pour la Santé et l’Environnement

L'initiative citoyenne ondes.brussels, soutenue par Bruxelles grONDES, publie un nouveau rapport. Adressé aux mandataires et aux citoyens ce rapport justifie et préconise un arrêt du déploiement de la "5G".

Bruxelles grONDES partage cette analyse et demande un moratoire sur la "5G", ainsi que l'arrêt du déploiement de la "5G" en l'état. Ci-dessous le communiqué de presse d'ondes.brussels. Le lien vers le rapport complet figure sous le communiqué.

Communiqué de presse

Présentation du rapport
5G : des Risques inconsidérés pour la Santé et l’Environnement

L’initiative ondes.brussels publie aujourd’hui son second rapport et le remet, notamment, au parlement bruxellois. Ce rapport « 5G – Santé » relaye les alertes de plus en plus pressantes de la communauté médico-scientifique au sujet du déploiement de la 5G. Cette nouvelle technologie, plus encore que les précédentes, est susceptible de causer de graves dommages à la santé et à l’environnement. Ondes.brussels, soutenue par des associations et comités de quartier, demande aux décideurs politiques de prendre toutes les mesures nécessaires visant à arrêter le déploiement du réseau sans fil 5G et à réduire l’exposition électromagnétique de la population.

Le rapport
Dans son premier rapport communiqué en mars 2018, ondes.brussels documentait les risques sanitaires et environnementaux associés aux technologies sans fil déjà en place (2G, 3G, 4G, wifi…). Le rapport expliquait pourquoi les normes en vigueur sont totalement insuffisantes pour protéger la population et l’environnement. Dans son second rapport « 5G : des Risques inconsidérés pour la Santé et l’Environnement », ondes.brussels se concentre sur la technologie 5G, dont les autorités bruxelloises encouragent le déploiement. Ce rapport est remis ce jour aux gouvernement et parlement bruxellois.

Des conséquences désastreuses pour l’être humain
Wendy DE HEMPTINNE, physicienne, co-fondatrice de ondes.brussels : « Les conséquences pour la santé humaine doivent être prises très au sérieux. Rappelons que, en 2011, l'Organisation Mondiale de la Santé a classé les émissions de radiofréquences et micro-ondes parmi les substances cancérigènes possibles. Or, le cancer n’est qu’une des conséquences à long terme de l’exposition prolongée. La pollution électro-magnétique agit déjà sur nos cellules bien avant que ne se déclare un cancer. Notre corps réagit par de l’oxydation et de l’inflammation. A force d’être entretenues, celles-ci occasionnent des troubles du sommeil, des perturbations des fonctions cérébrales et reproductives, des dommages aux cellules et à l’ADN, …. A terme, c’est l’épuisement des systèmes de défense du corps et la maladie qui menacent. »

Les constats médico-scientifiques portent sur des augmentations importantes de cas d’infertilité, de burn-outs, de troubles du développement, de l’attention, du comportement, de cancers, de maladies d’Alzheimer, d’AVC, à des âges de plus en plus précoces. Sans compter que chaque nouvelle génération de technologie sans fil vient aussi gonfler les rangs des personnes électrohypersensibles pour qui il n’est plus possible de vivre normalement dans nos environnements perturbés.

5G : vers une nouvelle augmentation de notre exposition et de sa nocivité
L’exposition électromagnétique n’a cessé d’augmenter au cours des dernières décennies. La 5G entraînera une nouvelle augmentation considérable de notre exposition. Pour les besoins de la 5G et sous couvert de fausses précautions, le gouvernement bruxellois ambitionne de multiplier par six les limites d’exposition actuelles !

La 5G nécessitera un réseau d’antennes plus dense encore que les technologies déjà en place, des antennes plus proches des lieux de vie et de repos. En conséquence, il deviendra quasiment impossible de se soustraire à cette source de pollution électromagnétique. En outre, les spécialistes soupçonnent qu’en raison de ses spécificités technologiques, la 5G sera encore plus dommageable que les technologies déjà en place.

De toute évidence, les êtres vivants ne sont pas équipés pour se protéger durablement de la surabondance et de l’omniprésence de ces rayonnements électromagnétiques, même aux niveaux d’exposition prétendument "faibles" que nous subissons déjà.

Des appels internationaux
Face au déni généralisé, la communauté médico-scientifique s’organise à l’échelle internationale pour faire entendre sa voix. Dans quelques jours, un appel international sera adressé à l’ONU, à l’OMS, à l’UE, au Conseil de l’Europe et aux gouvernements de tous les pays appelant à l’arrêt du déploiement de la 5G. Partout dans le monde, des citoyens se mobilisent pour relayer les alertes des spécialistes.

Ondes.brussels demande l’arrêt du déploiement de la 5G
La santé - celle de l'homme, de la faune et de la flore - est à la fois une richesse inestimable et une condition nécessaire au développement économique. Il n'y a pas de progrès véritable qui puisse être réalisé au détriment de la santé humaine et de nos écosystèmes. Tôt ou tard, le coût des dégradations occasionnées se payera au prix fort. La santé humaine, la protection de la faune et de la flore devraient être vues comme des priorités absolues dans toutes les décisions. La société se doit d'en tenir compte dans ses choix technologiques et économiques. L'enjeu est de taille. Il appartient à présent aux mandataires politiques de prendre leurs responsabilités et de défendre ce bien commun.

Charles SIX, co-fondateur de ondes.brussels : « Une nouvelle augmentation des normes et le déploiement de la 5G en région bruxelloise mettraient notre santé en péril. Il y a, à ce jour, bien assez d’éléments scientifiques pour justifier des mesures de prévention. Pour ces raisons, ondes.brussels, soutenue par des associations et comités de quartier, demande aux décideurs politiques de prendre toutes les mesures nécessaires visant à arrêter le déploiement du réseau sans fil 5G et à réduire l’exposition électromagnétique de la population. »

Le rapport d'ondes.brussels: "5G : des Risques inconsidérés pour la Santé et l’Environnement" (lien)
Le communiqué de presse
Le site d'ondes.brussels

25/10/2018

Au-delà du protocole

Le détail du fameux "protocole d'accord" signé avec les opérateurs il y a quelques mois déjà, courageusement dévoilé après les élections.

Entre écouter le message des urnes, identique à celui des associations d'habitants de la capitale et céder à nouveau aux pressions des opérateurs, Madame la Ministre a tranché. Si cet accord devait être validé par les différentes autorités et voté par le parlement Bruxellois, il signifierait une nouvelle baisse drastique du niveau de protection des Bruxelloises et Bruxellois. La norme de protection passerait de 6V/m à 14,5V/m (et à 9V/m dans votre domicile).

Un protocole signé, une fois encore, au mépris des recommandations du Conseil Supérieur de la Santé (CSS), qui, lorsqu'il fut sollicité pour cautionner la hausse précédente -de 3V/m à 6V/m- avait maintenu sa recommandation à 3V/m (voir l'avis du 01-10-14) : "le CSS est parvenu à une valeur  guide de 3V/m pour l'exposition dans l'environnement en général." (page 14) ou "Les recommandations précédentes en matière de valeurs guides (3.4.2) restent valables" (page 24).

Depuis ce maintien de sa recommandation à 3V/m le CSS semble ne plus avoir les faveurs du gouvernement bruxellois, qui a créé pour la circonstance un nouveau "comité d'experts". Un comité qui semble plus préoccupé par les désirs des opérateurs que par la santé des habitants de la capitale, comme l'a montré l'analyse des ses premiers rapports, réalisée par ondes.brussels.

Si les exigences des opérateurs vont croissantes, le corps humain n'en devient pas plus résistant aux pollutions électromagnétiques pour autant. En moins de cinq années Bruxelles passerait ainsi du statut de ville parmi les plus protectrices d'Europe (3V/m) à celui d’imprudente récidiviste -6V/m actuellement et 14,5V/m en projet- au regard de sa densité de population (deuxième région la plus densément peuplée d'Europe après Londres). Pourtant un nombre croissant d'études scientifiques indiquent que la prudence, voire un moratoire sur la 5G, devraient êtres de mise.

A l'image des opérateurs, la ministre de l'environnement invoque la norme de l'OMS, pourtant très critiquée dans les milieux scientifiques et médicaux, particulièrement le pédiatrique. La norme de l'OMS fut calquée sur celle conçue par l'ICNIRP, qui était plus que conciliant avec les opérateurs. ICNIRP qui s'était lui inspiré des normes établies par l'armée nord-américaine pour protéger ses radaristes en missions...
Dans le cas de la norme bruxelloise il s'agit de l'exposition permanente, sept jours sur sept et 24h/24 de plus d'un million de civils, dont un grand nombre d'enfants, de nourrissons et de femmes enceintes. Notez aussi que cette norme de l'OMS ne se préoccupe que de l'effet thermique (échauffement de la peau et/ou des tissus internes) observés sur un adulte en bonne santé, aucun des autres effets observés alors et depuis ne sont pris en compte. Madame Fremault omet par contre de préciser que l'OMS a pourtant classé les ondes électromagnétiques comme « cancérogène possible » en raison d'études évoquant une augmentation du risque de tumeur cérébrale pour des utilisateurs "intensifs" (à partir de 30 minutes quotidiennes). La ministre invoque aussi l'IBPT qui suggérait une norme jusqu'à 41,5V/m, rappelons que cet organisme se soucie uniquement d'aspects pratiques et techniques très discutables et ne tient aucun compte de l'aspect sanitaire qui n'est pas de sa compétence, comme il le souligne lui même:
"Dans  le  cadre  de  cette  étude,  l'IBPT  s'est  limité  à  son  expertise  technique (...), et  ce,  indépendamment  d’autres  éléments  potentiels.  L’IBPT n’est en effet  pas compétent et ne possède pas non plus les compétences nécessaires en matière d’environnement ou de santé publique"

Madame Fremault sait pourtant se montrer plus exigeante dans d'autres domaines environnementaux. Un dialogue du ministère avec les associations mobilisées sur le thème -dont certaines comme grONDES comptent parmi leurs membres de nombreux experts scientifiques, chercheurs, ingénieurs, qui se feraient un plaisir de partager des analyses et résultats d'études moins complaisantes- permettrait probablement d'éviter de telles régressions.

Il ne s'agit pas de refuser le progrès, au contraire, des normes plus protectrices sont un incitant puissant aux innovations et progès technologiques, comme nous pouvons le constater dans d'autres domaines comme l'aéronautique ou l'énergétique. Dans le cas des technologies mobiles, jusqu’ici c'est l'inverse qui se produit, plus les "G" se succèdent et plus la pollution électromagnétique augmente.

Plutôt que de baisser le niveau de protection des citoyens à chaque nouvelle génération de technologie mobile, il appartient au législateur de revenir à une norme réellement protectrice, la tenir et la défendre. Revenir à la norme de 3V/m qui fut posée en réponse aux signaux envoyés depuis les urnes, les milieux scientifiques et médicaux ou depuis les associations, serait un premier pas. Pour viser à terme des normes plus basses encore, le seul consensus scientifique actuel se situant à 0,6V/m, soit cent fois moins que la norme de 6V/m actuellement en vigueur à Bruxelles (les V/m s'exposent au carré).

A ce stade la hausse de la norme à 14,5V/m n'est qu'un protocole d'accord, un projet. Avec votre soutien, votre participation, il pourrait ne pas dépasser ce stade. Pour notre avenir et plus particulièrement celui de nos enfants, sensibilisons et mobilisons pour des technologies qui respectent la santé et contre une nouvelle baisse du niveau de protection des Bruxelloises et Bruxellois.


Voyez en liens deux interventions du porte parole de grONDES pour la RTBF et Le Soir, publiés ce mardi :

RTBF Info Mardi 23-10-18 :
Le Soir  Mardi 23-10-18 :

12/06/2018

Communiqué : "Pollutions électromagnétiques et 5G : nouvelles victoires des quartiers et associations devant le Conseil d’État et le Collège de l'Environnement."

Schéma extrait de BEM la revue d'IEB, lire l'article complet.

Alors que le débat est en cours au parlement bruxellois, que les opérateurs critiquent le niveau de protection et que le gouvernement tend à le réduire, des quartiers et associations le défendent en justice et obtiennent de nouvelles victoires.

Victoire devant le Conseil d’État
:
En collaboration avec Inter-Environnement Bruxelles et la participation d'autres associations comme Teslabel et ArEHS, la plate-forme Bruxelles grONDES qui réunit une trentaine de quartiers, a obtenu gain de cause au Conseil d’État contre le dernier arrêté "5G". Arrêté qui tendait à réduire encore le niveau de protection des Bruxellois. Le Conseil donne raison aux requérants sur deux des trois points qui motivaient le recours.

1-Le Conseil annule la réduction du périmètre d'investigation préalable autour des "micro-antennes", dont celles destinées à la future 5G. Cette réduction signifiait que les rayonnements de nombreuses antennes n'étaient plus pris en compte, faussant ainsi les vérifications a priori du respect de la norme de protection.
 
2-Le Conseil annule aussi dans l'arrêté, l'exonération de permis d'environnement accordées aux antennes "déplacées" ou "provisoires". "La mobilisation des quartiers, des associations et le travail de sensibilisation vont donc se poursuivre, renforcés par cette victoire : l'engagement citoyen n'est jamais vain."(grONDES) Plus d'informations sur les enjeux de ce recours? Cliquez ce lien.

Victoires devant le Collège de l'Environnement:

Trois quartiers qui s'opposent à l'installation d'antennes relais 2, 3 et 4G, participants à la plate-forme Bruxelles grONDES, ont récemment obtenus l'annulation des permis devant le Collège de l'Environnement Bruxellois:

Victoire du quartier de l’Étang à Etterbeek qui reste mobilisé et résiste depuis onze années à l'installation d'antennes relais sur les toitures d'un bâtiment d’habitations sociales.
Victoire du quartier du Château d'Eau à Uccle, confronté à  un clocher d'église truffé d'antennes relais. Recours mené par un riverain qui constate l'absence de deux bâtiments de l'école maternelle qui jouxte le site dans les dossiers du permis, c'est ce point qui motivera le refus du Collège.
Victoire collective place Morichar à Saint Gilles, où des riverains et des professeurs de l’École Saint-Luc avaient introduit un recours contre l'installation de 27 antennes sur le toit de leur école. Ces 27 antennes s'ajouteraient aux 12 antennes déjà présentes, le Collège de l'Environnement a annulé ce permis. Plus d'informations sur ces recours? Cliquez ce lien.

"Dans les différents domaines technologiques l’innovation et le progrès passent par l'économie et un impact moindre sur l’environnement. Inversement, dans celui des technologies mobiles les pollutions s'aggravent à chaque nouvelle génération. Plutôt que de céder face aux pressions des opérateurs et constructeurs, il appartient au législateur de corriger cette tendance en maintenant et en renforçant le niveau de protection des Bruxelloises et Bruxellois." (grONDES)
Le spectre de la déconnexion ou du recul technologique ne doit plus être brandi, alors que, précisément, des normes exigeantes et protectrices sont une incitation puissante au progrès technique.

Pour rappel, Bruxelles grONDES n'est  pas opposée aux technologies mobiles pourvu qu'elles respectent la santé, l’environnement, la vie privée et les règles urbanistiques. Rejoignez la mobilisation!

10/05/2018

Rencontre : savoirs et mobilisations


IEB organise et vous invite à une journée de réflexion et d'échange au sujet des pollutions électromagnétiques intitulée : savoirs et mobilisations.

Depuis plusieurs années, Inter-Environnement Bruxelles (IEB) s’est engagé dans la lutte contre la pollution électromagnétique et le déploiement débridé des technologies de télécommunication au cotés de grONDES et d'autres associations. Afin de réfléchir aux moyens de porter la problématique de la pollution électromagnétique dans l’espace public, IEB organise une

« Assemblée Associative » le jeudi 7 juin de 14 h à 20h30, à Bruxelles
au Pianofabriek, rue du Fort, 35, à 1060 Bruxelles.


Cette assemblée rassemblera différents acteurs qui interrogent les nombreux aspects de la pollution électromagnétique. Alors que cette pollution touche l’entièreté de population, le débat reste cantonné aux experts et politiques. IEB souhaite élargir les points de vue en croisant les regards et les interrogations sur cette problématique.

Jusqu’ici, les actions d’IEB se sont essentiellement axées sur la dimension juridique de la problématique avec l’introduction de recours en justice et le soutien à des associations d’habitants contestant l’implantation de nouvelles antennes de téléphonie mobile dans leur quartier. Avec l’annonce du déploiement de la 5G et des compteurs communicants à Bruxelles et la promotion tout azimut des « Smart cities » et des objets connectés, il nous paraît nécessaire de prendre de la hauteur par rapport à nos propres pratiques.

Cette journée s’articulera en quatre thématiques :

Pour discuter ensemble de ces questions, plusieurs intervenants nous ont déjà confirmé leur présence :
  • Alexis Zimmer, philosophe, biologiste, il est l’auteur de « Brouillards toxiques »
  • Grégoire Wallenborn, physicien et philosophe de formation,chercheur à l’IGEAT au Centre d’Études du Développement durable (CEDD)
  • Nicolas Prignot, philosophe et physicien, auteur de la thèse « L’onde, la preuve et le militant, l’écosophie de Félix Guattari à l’épreuve de l’électrosensibilité et de la polémique sur les dangers des ondes électromagnétiques »
  • Paul Lannoye, physicien, eurodéputé, figure marquante de l’écologie politique en Wallonie et en Europe
  • François Grevisse, coordinateur du Centre d’appui SocialEnergie au sein de la Fédération des services sociaux
  • Olivier Galand, porte-parole de la plate-forme grONDES
  • Wendy de Hemptinne, physicienne, co-fondatrice de ondes.brussels, conférencière sur les champs électromagnétiques
  • Corentin Debailleul, géographe à l’IGEAT, il travaille sur les concepts et valeurs des Smart cities
  • Pour en savoir plus sur les intervenants cliquez ici
La participation à cette Assemblée Associative est gratuite et l’inscription vivement souhaitée. Bienvenue à toutes et tous (membres d’IEB ou non) !
Plus d'information sur la journée, les thèmes et les invités sur le site d'IEB.