04/04/2018

Riposte à l'offensive 5G


Didier D. membre d'ArEHS en débat avec la représentante d'Agoria

Récemment certains opérateurs menaient une offensive médiatique destinée à mettre une fois de plus les autorités bruxelloises sous pression, en critiquant les taxes communales liées aux antennes relais et la norme maximale de rayonnement qui serait "trop stricte".  Entendez : le niveau de protection des habitants serait trop élevé!
 
Cette norme fut pourtant récemment quadruplée, sous cette même pression des mêmes opérateurs, qui comme nous l’annoncions ne seraient jamais satisfaits. Après avoir obtenu les 6V/m, les voilà qui exigent à présent 20V/m! Tandis que dans les autres domaines technologiques, de l'automobile à l'aviation en passant par la production, le progrès signifie moins de pollution, dans celui des technologie mobiles c'est le contraire. A chaque nouvelle génération de réseau, la pollution augmente objectivement!

Pour une simple raison : jusqu'ici nos élus, le législatif, se refusent à défendre et tenir leurs engagements et les normes établies. A chaque nouveau déploiement, le gouvernement bruxellois brade et réduit le niveau de protection des habitants, alors qu'il devrait au contraire le renforcer face à la multiplication des sources de pollutions.

Ce qui n'était probablement pas prévu par les communicateurs du mobile, c'est la réponse en plusieurs temps des associations et citoyens mobilisés pour des technologies mobiles respectueuses de la santé et l’environnement. Réponse qui a reçu de nombreux échos dans les médias, permettant ainsi de rétablir quelque peu l'équilibre et les faits en question.

ondes.brussels, ArEHS, IEB et grONDES sont montés au créneau et ne sont pas près de le quitter. En complément des échos déjà rapportés, voyez ci-dessus un débat rondement mené par Didier Deblandre membre d'ArEHS sur BX1. Vous pouvez retrouver le même Didier sur la Première (RTBF) en suivant ce lien, dans un débat plus complet et proposant de plus nombreux d'intervenants, dont ondes.brussels.


Ci-dessous le lien vers la version en ligne de l'excellent article au sujet du recours mené par IEB, grONDES et d'autres associations, contre l'arrêté technique gouvernemental, publié ce mois dans "Bruxelles en Mouvement" le périodique de l'association IEB:

Recours contre la montre : à quand une législation protectrice contre la pollution électromagnétique ?

27/03/2018

Communiqué grONDES - IEB











[Recours devant le Conseil d’État]

5G : des opérateurs critiquent le niveau de protection des Bruxellois,
des quartiers et associations le défendent en justice.

Récemment les opérateurs et lobbies de l'industrie de la téléphonie mobile ont lancé une nouvelle offensive médiatique visant à réduire le niveau de protection des Bruxellois contre les pollutions électromagnétiques. Brandissant le spectre du recul technologique de la Capitale de l'Europe et l'impossibilité d'y déployer la 5G, ils fustigent la norme régionale « trop sévère ». Au même moment, IEB poursuit, avec la plate-forme grONDES, son combat sur le terrain juridique contre les régressions législatives en faveur des opérateurs de téléphonie mobile.

IEB et grONDES portent actuellement un nouveau recours devant le Conseil d’État contre un arrêté du Gouvernement bruxellois du 15 décembre 2016 qui réduit plus encore la législation protectrice de l’environnement en matière de rayonnements électromagnétiques.  « Cet arrêté ne modifie pas le seuil légal de 6 V/m actuel mais bien le dispositif de contrôle du respect de cette norme », précise Alexis Dabin d'Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Pour mémoire, en 2014 déjà, cédant à la pression des opérateurs de téléphonie mobile désireux de mettre en œuvre à moindre coût la 4G, le Gouvernement avait accepté de réduire le niveau de protection des Bruxellois. Le seuil maximal des radiations, dans tout lieu accessible au public, passait de 3V/m à 6V/m. IEB et grONDES avaient introduit un recours devant la Cour constitutionnelle contre cette réduction importante du niveau de protection des Bruxellois.  « La Cour Constitutionnelle nous a donné raison sur un point, en estimant que les balcons et les terrasses devaient également être soumis à la même norme de protection que celle en vigueur dans les espaces publics. Il est donc important de s'assurer que cette norme est effectivement respectée et contrôlée », souligne Olivier Galand , porte-parole de la plate-forme grONDES.

L’arrêté introduit une série d’exceptions dans le mécanisme de contrôle.

Jusqu’alors, la « zone d’investigation », c’est-à-dire la « zone de contrôle » des radiations, autour de chaque nouvelle antenne était d’un rayon de 200 mètres. Ce contrôle est effectué par Bruxelles Environnement à l’aide d’un logiciel de simulation des ondes émises par toutes les antennes présentes dans la zone à investiguer. L’arrêté réduit ce périmètre à 50 mètres pour les petites antennes, les antennes dites "micro". Ce rétrécissement de la zone d’investigation conduit à ne plus tenir compte des rayonnements des antennes situées au-delà de 50 mètres. « Cette modification a pour effet de faire abstraction dans les calculs de toute une série d’antennes et donc de minimiser le niveau d’exposition réelle des habitants aux rayonnements. Les radiations cumulées des antennes micro et macro situées juste en dehors du périmètre de 50 m de rayon, ne sont plus prises en considération », explique Stéphanie D'Haenens d'IEB.

Le logiciel de simulation des rayonnements est pourtant la pierre angulaire du système de contrôle des ondes en Région bruxelloise. De l’aveu même de Bruxelles Environnement, il lui est en effet impossible de vérifier en tout point du territoire accessible au public le respect du seuil de 6V/m.

Outre le rétrécissement de la zone d’investigation pour les antennes micros, l’arrêté exonère de demande de permis d’environnement plusieurs types d’antennes qui, par ce fait même,  échappent aux contrôles, lors des simulations à priori :

-les antennes « déplacées » (comme lors de la réalisation de travaux en toiture) : Les déplacements d’antennes ne sont d’ailleurs pas signalés aux autorités qui sont donc de facto incapables de contrôler le respect élémentaire des restrictions de durée (3 mois) de ces déplacements. Or, ces déplacements ne sont pas innocents puisqu’ils peuvent potentiellement  bouleverser massivement l’exposition des riverains aux ondes ;

-les antennes « temporaires » placées lors d'événements publics pour absorber une augmentation du trafic (comme lors d’un festival) : Selon la Région ces événements de masse seraient difficilement prévisibles. L’argument étonne en regard de la récurrence de tels événements,  planifiés d’année en année et dont les sites sont connus longtemps à l’avance (Brussels Summer Festival, Couleur Café, ...)

-les antennes intérieures ou extérieures dont la puissance est inférieure à 2W (des antennes de faible puissance placées notamment dans les plafonds des stations de métro pour y assurer l’accès au Wi-Fi) : Or à l'intérieur des bâtiments, ces antennes sont souvent placées dans les plafonds, soit à une distance trop proche des individus qui circulent en dessous. Il faut prévoir au moins 1,3 mètre de distance pour éviter d'être exposé à des champs excessifs, selon la norme.

En apparence anodines, ces différentes exceptions faussent le dispositif de contrôle en minimisant l’exposition réelle des individus aux rayonnements électromagnétiques. « Ces exceptions, ne permettent plus de garantir le respect effectif du seuil de 6 V/m. Elles risquent ainsi d’augmenter l’exposition des Bruxellois aux ondes électromagnétiques sans plus aucune forme de contrôle de la part des autorités », précise Alexis Dabin d’IEB.

Aux yeux de l’industrie de la téléphonie mobile, les normes de protection sanitaire et environnementale, comme les règles de contrôle destinées à les faire respecter, sont autant de freins au progrès technique. Jusqu’où ira-t-on dans cette logique ? « La Région va-t-elle réduire le niveau de protection des Bruxellois à chaque nouvelle génération de réseau mobile ? Ce fut le cas hier au nom de la 4G, il y a lieu de le craindre demain pour la 5G » prévient Stéphanie D’Haenens d’IEB.

Poser une limite à l’accroissement des rayonnements électromagnétiques ne signifie pas un retour à l'âge de pierre. « Le spectre de la déconnexion ou du recul technologique ne doit plus être brandi, alors que, précisément, des normes plus exigeantes et plus protectrices seraient une incitation puissante au progrès technique. »* A la vue des prouesses technologiques réalisées en quelques décennies seulement dans ce domaine, il y a tout lieu de penser que l’industrie des télécommunications est tout à fait capable de réaliser le même type de performances pour mettre au point des technologies plus respectueuses pour la santé et l'environnement. Plutôt que de sacrifier la santé de ses habitants, notre Région, Capitale de l’Europe, se doit d'être à l’avant-garde de normes compatibles avec le développement durable des télécommunications.

Pour en savoir plus sur l'arrêté, le recours et ses enjeux, lisez l'excellent article publié par Bruxelles en Mouvements :  Recours contre la montre : à quand une législation protectrice contre la pollution électromagnétique ?


* Me Cachard dans Le Monde Diplomatique - Février 2017

20/03/2018

Echos à l'initiative ondes.brussels

L'initiative ondes.brussels, soutenue entre autres par grONDES et qui consiste en l'analyse des rapports du "comité d'experts" désigné et mandaté par la Région, a reçu de nombreux échos dans les médias.

Ci-dessus vous pouvez visionner le sujet d'RTL avec l'interview de Charles Six, un des initiateurs de l'action et son porte-parole, aussi membre du Comité Sainte-Famille, qui participe à la plateforme grONDES. Ci-dessous plusieurs articles publiés suite à la conférence de presse d'ondes.brussels et la remise de son analyse à l'ensemble des parlementaires, des bourgmestres et au gouvernement Bruxellois. Encore bravo aux initiateurs pour le travail accompli!

Presse écrite: 

La Libre Belgique Mardi 20-03-2018 - Interview du porte-parole de grONDES.
article LLB
cliquez l'image  pour afficher l'article

La Libre Belgique Lundi 19-03-2018 - Présentation de l'analyse d'ondes.brussels.
cliquez l'image  pour afficher l'article

Presse en ligne :

L'analyse en forme de contre-rapport est détaillée sur le site d'ondes.brussels
et est aussi disponible ici.

15/03/2018

Soutenez ondes.brussels

Appel aux quartiers et associations Bruxelloises participant à grONDES -et aux autres- à soutenir l'initiative "ondes.brussels":

"ondes.brussels est une initiative de sensibilisation du politique bruxellois. Elle débute cette semaine. Ce jeudi, nous contactons et informons le monde politique bruxellois.

2014 : une ordonnance bruxelloise désigne un Comité d’experts en ondes. But : évaluer l’impact des ondes sur la santé et informer le politique bruxellois.
2016 : premier rapport des experts
2018 : second rapport des experts, qui était remis au parlement bruxellois la semaine passée.

Au regard des connaissances scientifiques actuelles et des observations de terrain, l’évaluation du « Comité d’experts » est pour le moins surprenante : faiblesse de l’argumentation, digressions idéologiques non fondées scientifiquement, parti-pris de l’évaluation, le caractère péremptoire des conclusions, etc. Les milliers d’études qui montrent des effets sur la santé sont méthodiquement omises, minimisées, voire discréditées. Ces rapports ne peuvent présenter qu’une vue biaisée sur la problématique avec pour conséquence une non reconnaissance des effets des champs et rayonnements électromagnétiques sur la santé.

Nous lançons cette initiative citoyenne, qui propose une analyse des rapports du Comité d'experts de la région, pour éviter que le politique ne prenne des décisions en se fiant à une approche biaisée.

Face aux discours propices à entretenir le doute et la confusion, il nous importe d’apporter un éclairage plus complet, objectif et documenté scientifiquement. Notre dossier et sa synthèse, publiés sur www.ondes.brussels, offrent une analyse du sujet sous l’angle de l’intérêt public.

Le contenu est interpellant.


Merci de soutenir notre action (lien) tout comme les principales associations actives sur le sujet. Rejoignez cette liste ici, en précisant en commentaire "soutien" + le nom de votre comité et son site internet le cas échéant. Merci de transmettre cette demande aux comités voisins au vôtre, ceux avec lequel vous vous êtes associés dans un cause commune.

Encore et d'avance merci pour votre soutien!"